30 juillet 2008

Tonari no Ariel

Au Japon, avec ma femme, nous sommes allés voir au cinéma le dernier film d'animation du studio Ghibli réalisé par Miyazaki Hayao: Gake no ue no Ponyo.

En plus de pouvoir voir le dernier Miyazaki largement avant son arrivée en France (et ça c'est vraiment la classe), ça nous a permis de voir comment se déroulait une séance de cinéma au Japon. Bien évidemment il y a de petites différences comparé à ce qu'on connaît en France; mais ce sont les petites différences qui changent tout.

PonyoTract

PonyoJokerponyo


Première chose assez surprenante lorsqu'on connaît l'appétit consumériste des Japonais c'est qu'il n'y a que très peu de cinémas au Japon et que ça coûte relativement cher d'assister à une séance. Lors de nos diverses visites au cœur de Tokyo, j'avais remarqué quelques salles de cinéma et celles du quartier d'Ikebukuro semblaient parfaites étant donné qu'elles se trouvaient à une station de notre hôtel de résidence et que Ponyo y serait diffusé.

Nous débarquons donc un matin sur le quartier d'Ikebukuro vers 10h30; direction le cinéma. Arrivés devant le cinéma, nous entrons dans la file d'attente pendant qu'un des employés du cinéma distribue des mini affiches du film et que les hauts parleurs diffusent le thème principal duCinema film (qui restera assez longtemps dans ma tête). Là au dessus des guichets, se trouvent des écrans lcd qui vous indiquent toutes les séances de la journée ainsi que le nombre de places disponibles par séance (Jusque là, rien d'exceptionnel, pour les habitués des grands complexes cinéma en France type UGC Ciné Cité).

La prochaine séance ayant des places libres est à 11h20; c'est parfait pour nous. J'arrive donc devant le guichet et demande deux places adultes pour Ponyo pour la séance de 11h20. Là l'employé me présente un plan représentant la salle de cinéma. C'est à ce moment que le petit plus japonais fait son apparition! Il me fait comprendre que pour cette séance il reste des places sur le rang D (4ème rang donc) au milieu ou sur le rang G sur les ailes (Si vous avez suivi, c'est le 7 ème rang donc). Préférant être au milieu, je choisis le rang D. Voilà la magie du Japon!!! Les places au cinéma sont numérotées... pas besoin de devoir attendre comme pas possible pour avoir une bonne place et se la faire rafler au dernier moment par des mômes qui vous passent entre les jambes. Vous pouvez réserver (si elle est disponible) n'importe quelle place de n'importe quelle séance de la journée. La contrepartie évidemment c'est que toutes les places n'ont pas le même prix. Ainsi plus vous êtes au centre plus c'est cher et inversement.

Pour nous ça sera les places D7 et D8 respectivement 1100 et 1700 yens. 2800 yens pour aller au cinéma à deux, soit environ 18 euros. Ça peut paraître normal pour un parisien. Mais lorsqu'on le compare au coût de la vie au Japon, on se rend compte en effet que c'est cher, voire très cher. En effet un bon repas au restaurant vous reviendra à environ 800 yens. Donc en gros une place de cinéma au Japon coûte environ le prix de deux bons petits repas au restaurant. En équivalence en France ça nous ferait grosso modo 25 à 30 euros la place de cinéma.

Comme les places sont numérotés, pas besoin d'attendre bêtement que la séance commence, nous sommes donc allés passer le temps avant le début de la projection à dépenser des sous aux UFO Catcher et à jouer à street fighter 4 (Mais ça vous en saurez plus dans un autre billet).

AffichePonio2

AffichePonyo1

11h15 arrive, nous nous dirigeons vers le cinéma, et montons vers la salle. Là c'est assez classique, un monsieur nous vérifiera le ticket avant d'accéder à la salle. Par contre devant la salle, plein de décorations du film, des affiches géantes et surtout tout une mini boutique remplie de produits dérivés du film avec plein de choses que j'avais envie d'acheter.. Mais j'ai réussi à résister.

Nous rentrons donc dans la salle. Celle-ci était plutôt de petite taille, environ 300 à 350 sièges avec un écran  aux dimensions normales par rapport à la surface de la salle. Les sièges sont très confortables mais un peu plus petits qu'en France et chaque siège a un emplacement pour y déposer une bouteille ou un soda ce qui est très pratique.

Les Japonais sont très ponctuels et ce n'est pas au cinéma que ça va changer! 11h20 pile, les lumières s'éteignent et les bobines commencent à tourner. Nous aurons le droit à deux publicités et pas une de plus (ça c'est vraiment bien... parce que personnellement les pubs en France ça me gave, surtout celles qui disent aux personnes dans la salle que ce n'est pas bien de pirater.. ironique non?). Après les publicités nous auront droit à la diffusion de quelques bandes annonces; c'est là que nous apprendrons la sortie prochaine d'une adaptation live du manga twentieth century boy qui a l'air vraiment bien délire. Nous serons aussi surpris par le nombre de films Américains présent à l'affiche et à paraître (A savoir quasiment rien, et que les films américains lorsqu'ils franchissent la frontière pour débarquer dans les salles obscures Japonaise, c'est en gros avec au moins deux mois de retard sur nous); c'est là qu'on se rend compte que la France est vraiment polluée par les productions Américaines.

Dernière remarque sur le cinéma au Japon, et non des moindres. Lorsque le film se finit, que les lumières commencent à se rallumer et que le générique commence, les gens ne se lèvent pas.. Pas une seule personne ne s'est levée (même les enfants!!!), et nous avons tous pu profiter du générique de fin du film et ainsi témoigner de notre respect envers le travail de l'équipe du studio Ghibli. Un grand merci à toute les personnes présente dans la Salle.


Gake no ue no Ponyo (Ponyo sur une falaise) est le dixième long métrage de Miyazaki Hayao qui nous conte l'histoire de Sosuke, petit garçon de 5 ans et de la princesse Ponyo, un poisson désirant devenir un être humain.

PonyoTreflePonyo, une princesse poisson s'échappe du fond de la mer sur le dos d'une méduse. A la fin de son escapade touristique aquatique, elle se fait piéger dans le filet de pêche d'un chalutier et en tentant d'éviter la capture elle finit par se coincer dans un pot de verre dans lequel elle va perdre connaissance.

Sosuke, un jeune garçon de 5 ans, fils de marin, vit avec sa mère au bord de la mer dans une maison sur une falaise. Alors qu'il va au bord de l'eau pour jouer avec son bateau, il découvre un petit pot contenant un petit poisson coincé dedans. Après quelques frayeurs, il arrive à libérer le poisson de sa prison de verre et lui redonne vie dans un petit seau rempli d'eau. Ponyo et Sosuke vont alors tisser des liens de complicité.

PonyoCarreauxDe retour dans les fonds marins sous la contrainte de son père qui n'entendait pas la laisser vivre ainsi, Ponyo n'a qu'une seule envie, devenir humaine et retourner vivre aux côtés de Sosuke. Elle met alors en œuvre une nouvelle fuite grâce à l'aide de ses sœurs.

Loin du voyage de Chihiro qui était à la limite du tout numérique, la réalisation de ce nouveau Miyazaki surprend et divisera certainement les avis. Entièrement fait à la main, les planches sont très originales, souvent à la limite du pastel et donnent une dynamique rarement vue jusqu'alors. Clairement orienté rétro, ce film fera plaisir aux vieux de la vieille comme moi qui aiment les choses à l'ancienne et bien faites. Le parti pris graphique ne limite pas pour autant les techniques d'animation utilisées et certains moments sont vraiment un pur délice: la séquence du tsunami est tout simplement ahurissante.

PonyoPique

Comme depuis Nausicaa en 1984 jusque Chihiro en 2002 c'est notre bon vieux Hisaishi Joe qui signe les musiques de ce nouvel opus Miyazakien. Comme d'habitude nous avons droit à une musique douce, subtile et qui sert le film sans passer au premier plan. De plus le thème principal du film réussit parfaitement son but: Rentrer dans votre tête!

Ce nouveau Ghibli puise évidement son inspiration auprès du conte de la petite sirène d'Andersen et en bon amateur de films d'animation il vient de suite une comparaison avec l'adaptation de ce thème par les Américains de chez Disney. Outre le parti pris technique qui pourra déplaire, l'adaptation Japonaise est clairement beaucoup plus légère que celle de Disney.

PonyoCoeurSi on veut résumer l'état d'esprit du film, ce Ponyo c'est La petite sirène au pays des Totoros, et on finit par se demander si c'était la meilleure façon de porter cette histoire ou les sentiments, l'amour et la question du choix sont mis en avant par des enfants dans un monde un peu trop acidulé. Cependant la sauce prend et même si le ton global semble trop léger pour convaincre vraiment, le film fait passer un vrai bon moment de cinéma et on repart content... Et ça c'est bien le principal.

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Posté par Mackie à 14:15 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Commentaires sur Tonari no Ariel

    Cette Ponyo n'a pas le QUART de ma classe naturelle, laissez-moi vous dire, mon bon monsieur. Quand elle aura des nénés, on en reparlera.

    Sinon, les places numérotées, c'est le bien.

    Posté par Ariel, 30 juillet 2008 à 21:00 | | Répondre
  • Il y a des places numérotées en Hongrie aussi...

    Posté par devinequi, 31 juillet 2008 à 10:13 | | Répondre
  • Et sinon, il se la tape à la fin la ponyo ?

    Posté par max.faraday, 31 juillet 2008 à 11:02 | | Répondre
  • Il est où Mario ?

    Posté par Koopa, 04 août 2008 à 09:03 | | Répondre
  • toei sentai

    je serai interesse par une copie de tes Lds de Sentai en format Dv.
    merci par avance de ta reponse

    Posté par cedo, 27 décembre 2008 à 22:10 | | Répondre
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